Déclinaison des principaux axes et évaluation de leurs impacts -7-
Par webmaster, vendredi 27 juin 2008 à 10:40 :: General :: #73 :: rss
Impacts macro-économiques de la nouvelle stratégie
En se basant sur les données prévisionnelles à moyen terme 2005-2010, les investissements supplémentaires retenus dans la simulation sont de 1,1 milliard de dirhams par an, soit un total de près de 6,5 milliards de dirhams.
Les impacts sont évalués sur les principaux agrégats macroéconomiques essentiellement à court et à moyen termes à travers l’analyse des effets de ces investissements additionnels par rapport au scénario de référence où l’investissement suit son évolution tendancielle.
Les impacts sur l’investissement Ce programme permettrait à l’investissement total d’enregistrer à moyen terme une progression annuelle moyenne supplémentaire de 1,83%. Cependant, cette hausse n’est pas uniforme dans la mesure où elle serait de 1,08% au début du programme pour atteindre 2,34% à la fin du programme.
L’impact sur la croissance économique
Par rapport au scénario de base, les investissements programmés permettraient au PIB réel d’enregistrer une progression supplémentaire moyenne de 0,37%. Ce supplément de croissance, qui est estimé à 0,43% à court terme et à 0,44% à moyen terme, baisserait à 0,30% pendant la sixième année du programme.
Les estimations montrent que ce sont les secteurs ou branches ayant une relation directe avec le secteur de l’habitat qui contribueraient à la stimulation du PIB. En plus de la progression de la valeur ajoutée du secteur "Bâtiment et travaux publics", les valeurs ajoutées des secteurs d’industrie, du commerce et des services augmenteraient, par rapport au scénario de référence, de 0,47%, 0,48% et 0,39% respectivement à court terme, et de 0,53%, 0,50% et 0,44% à moyen terme. Les suppléments des valeurs ajoutées du transport et de l’énergie resteraient moins importants dans la mesure où leurs variations annuelles additives moyennes seraient de 0,23% et 0,17% respectivement.
Les impacts sur l’emploi et les prix
Le programme permettrait à l’emploi d’enregistrer sur une période de six ans une progression annuelle moyenne supplémentaire de 0,32%.
A moyen terme, cet impact serait estimé à 0,39% contre 0,35% à court terme.
La sensibilité de l’emploi à la croissance est indifféremment ressentie au niveau des branches d’activité. La plus forte croissance de l’emploi est évidemment enregistrée par la branche du BTP car elle est concernée directement par le programme d’investissement.
L’emploi supplémentaire dans les secteurs de l’industrie, du commerce et des services serait également soutenu avec une augmentation annuelle moyenne de près de 0,40%.
Les effets de cette stratégie sur les prix demeureraient faibles. Le différentiel d’inflation, qui ne dépasserait pas 0,12 point en moyenne annuelle, s’explique essentiellement par un financement sain de cette stratégie (ménages, Fonds Solidarité Habitat (FSH) et dotations budgétaires).
Les impacts sur la consommation et l’épargne
En relation avec l’évolution du PIB nominal dont l’accroissement additionnel moyen serait, par rapport au scénario de base, de 0,63%, la consommation nominale privée enregistrerait une tendance haussière estimée à 0,42% à court terme et à 0,79% à moyen terme. L’emploi et l’amélioration des revenus resteraient les principaux facteurs explicatifs de sa consolidation. En effet, l’évolution annuelle moyenne de ces deux dernières variables, au cours de la période sous revue, est estimée à 0,32% et 0,73%.
La tendance baissière de la part de la consommation des ménages dans le revenu disponible nominal, combinée à l’augmentation de ce dernier, impliqueraient une stimulation de l’épargne nationale dont la variation passerait de 0,63% à la première année à 1,1% à moyen terme, avant de s’infléchir à long terme. L’amélioration de l’épargne à moyen terme s’explique aussi bien par la dynamisation de l’épargne publique que privée. Cette dernière enregistrerait une amélioration annuelle moyenne de 1,05%.
Il est à préciser que la consommation des couches moyennes et supérieures enregistrerait une hausse, alors que celle des couches à revenus modestes, obligées de faire face aux mensualités du crédit- logement, serait impactée négativement.
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