Bancarisation : Un taux de 40% à moyen terme
Par webmaster, jeudi 24 juillet 2008 à 11:00 :: General :: #106 :: rss
C'est dans une conjoncture relativement favorable que le secteur bancaire a évolué malgré les hausses des prix du pétrole et des denrées alimentaires et en dépit d'une crise financière internationale liée notamment aux crédits immobiliers, dans un contexte national marqué par une concurrence avivée mais louable. Pour Othman Benjelloun, président du GPBM, hormis les performances réalisées individuellement par les banques, l'action commune fut riche d'une concertation efficiente au sein du GPBM et avec les différents partenaires publics et privés, locaux et étrangers. C'est ainsi, a rappelé M. Benjelloun, que la concertation s'est poursuivie entre le GPBM et les banques, d'une part, et avec nos différents partenaires, d'autre part, tels Bank Al-Maghrib, les ministères de l'Economie et des Finances, de l'Intérieur, de la Justice ou des Affaires économiques et générales ou encore avec les différents opérateurs économiques publics et privés. Au fil du temps, elle est devenue exemplaire. Depuis une année, quelques éléments des plus saillants d'un tel bilan témoignent éloquemment de l'efficience de cette concertation.
C'est dans une conjoncture relativement favorable que le secteur bancaire a évolué malgré les hausses des prix du pétrole et des denrées alimentaires et en dépit d'une crise financière internationale liée notamment aux crédits immobiliers, dans un contexte national marqué par une concurrence avivée mais louable. Pour Othman Benjelloun, président du GPBM, hormis les performances réalisées individuellement par les banques, l'action commune fut riche d'une concertation efficiente au sein du GPBM et avec les différents partenaires publics et privés, locaux et étrangers. C'est ainsi, a rappelé M. Benjelloun, que la concertation s'est poursuivie entre le GPBM et les banques, d'une part, et avec nos différents partenaires, d'autre part, tels Bank Al-Maghrib, les ministères de l'Economie et des Finances, de l'Intérieur, de la Justice ou des Affaires économiques et générales ou encore avec les différents opérateurs économiques publics et privés. Au fil du temps, elle est devenue exemplaire. Depuis une année, quelques éléments des plus saillants d'un tel bilan témoignent éloquemment de l'efficience de cette concertation.
Il s'agit, notamment, de la poursuite, toujours en symbiose avec l'Institut d'émission, du processus d'adoption, par les banques, des exigences liées à la réglementation prudentielle de Bâle II afin que notre secteur demeure transparent, solide et aux normes internationales, tout en opérant des adaptations conformes au contexte national. A cela s'ajoutent la signature de conventions de partenariat entre le ministère de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies et l'ANPME en vue de l'accompagnement régional de ces unités productives, ainsi que celle relative à la «sécurité dans les banques. Dans un marché libre et concurrentiel, les banques ont signé un code d'éthique relatif aux services portant sur les actifs financiers, fruit d'une collaboration entre Bank Al-Maghrib, le GPBM et le CDVM.
Dans ce même sillage, a rappelé le président du GPBM lors de la deuxième réunion du CNCE, ces établissements ont signé un code relatif au financement des actifs immobiliers. Par ailleurs, au niveau des systèmes de paiement, plusieurs améliorations ont été introduites telles que la généralisation de la télé-compensation, la dématérialisation du chèque, l'adoption de la lettre de change normalisée, mise en place à partir du 13 juin 2008, parallèlement à l'adoption par les banques de la norme EMV (Europay MarsterCard Visa), ainsi que celle, par le Centre monétique interbancaire, d'une approche de sécurité pour le paiement électronique sur Internet.Initiative pionnière dans notre région destinée à la maîtrise des risques et la gestion du surendettement, le projet de Centrale des risques (crédit bureau) a été enclenché.
Le démarrage des tests d'échange de fichiers clients et crédits fut opéré le 15 juin dernier, associant Bank Al-Maghrib, le GPBM et l'APSF. Sur un autre registre, un diagnostic a été établi, un plan d'action échafaudé et l'application de nouvelles mesures entreprises pour la redynamisation du crédit «Moukawalati» afin d'en simplifier les procédures avec le lancement, en octobre prochain, d'une campagne de communication. Il a été procédé au lancement d'une campagne de sensibilisation pour la lutte contre le blanchiment des capitaux par Bank Al-Maghrib, les ministères de l'Economie et des Finances et de la Justice, le GPBM et les banques. En outre, il a été poursuivi l'évaluation régulière de la formation bancaire. Des travaux ont été menés avec les divers partenaires nationaux et étrangers tels la CGEM, la CCG, l'ANPME, l'ANAPEC, la Direction de l'investissement, des associations sectorielles, les experts du FMI et de la Banque Mondiale, de la BEI ou de la BAD, des agences internationales de notation, de I'USAID, de l'Union des Banques arabes, ainsi que de l'Union des banques maghrébines.
Certes ce sont là autant d'avancées indéniables. Cependant, et pour M.Benjelloun, ces réalisations interpellent la communauté bancaire pour être davantage persévérante, tant les challenges actuels et ceux qui se profilent à l'horizon sont importants pour le devenir de notre profession et de l'économie marocaine en général. «La persévérance pour nous, signifie le suivi sur le terrain de l'application des actions entreprises et, par-dessus tout, le passage à une vitesse supérieure par la mise en œuvre notamment de quelques chantiers structurants et éminemment porteurs». L'une des priorités autour de laquelle le secteur devra être persévérant est celle de la bancarisation de la société marocaine dont le niveau demeure en deçà de nos potentialités. Certes les banques ont déployé des efforts considérables dans ce domaine grâce à l'accélération du rythme d'ouverture de leurs agences, grâce aux nouvelles technologies de l'information et de communication, grâce également à l'amélioration qualitative des prestations offertes, couplée à une plus grande transparence tarifaire, à la diversification de leurs produits et ce, dans un contexte concurrentiel plus bénéfique pour leurs clients.
Pour le président du GPBM, cette persévérance signifie, en définitive, un capital humain plus motivé et mieux formé, plus à même de s'adapter aux évolutions rapides des activités et de l'environnement. Tout en appréciant, à sa juste valeur, la contribution des structures de formation individuelles aux banques et les actions au sein du GPBM ou avec Bank Al-Maghrib, le président du GPBM a plaidé pour la création d'une académie marocaine des sciences économiques, financières et bancaires qui regrouperait les différentes structures existantes au niveau des banques, la Banque Centrale et d'autres partenaires. Cette structure pourrait alors assurer une formation adaptée, destinée aux financiers, aux économistes et aux banquiers de demain.
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